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L’OPÉRA DU GUEUX

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de John Gay (1728)
Musique de Johann Christophe Pepusch

Mise en scène Bernard Sobel
en collaboration avec Michèle Raoul-Davis
assistés de Sylvain Martin et Mirabelle Rousseau
Avec le soutien de la compagnie Bernard Sobel

avec
Nacima Bekhtaoui
Valentine Catzéflis
Wallerand Denormandie
Baptiste Drouillac
Antoine Joly
Jean-Baptiste Lafarge
Clara Lama Schmit
Mina Lemaignen
Alyzée Soudet
Bachir Tlili
Damien Toubal

et Vénia Stamatiadi (élève de 2e cycle)

Lumière Lauriano de la Rosa
Création sonore Bernard Vallery
Costumes Mina Ly
Régie Générale François Rey
Régie son Yann Galerne
Construction décors Frank Échantillon
Direction technique Vincent Détraz

Gravures de William Hogarth (un ami de John Gay)

Suppression des personnels inutiles, lutte à mort entre les concurrents et les associés, recel et blanchissement des produits de trafics divers, corruption de témoins et d’officiels, collusion de la police et de la pègre, marchandisation du sexe, non, tout cela ne se passe pas de nos jours, mais dans le Londres de John Gay, au début du 18ème siècle, le siècle des « Lumières ». Celles de John Gay éclairent crûment un monde nouveau – celui aussi de Swift et de Fielding, amis de Gay ‒ un monde urbain d’une violence extrême où un exode rural massif a poussé les émigrés des campagnes vers les villes et les fabriques de ce qui est en train de devenir la première puissance capitaliste du monde : celui des « eaux froides du calcul égoïste » où « l’homme est un loup pour l’homme ». Où l’on voit que ce temps fut aussi celui d’où est sorti le nôtre, pour le meilleur, et pour le pire en l’occurrence. Dans L’Opéra du Gueux, on parle d’amour, de meurtre, de sexe, de politique et d’économie dans une langue châtiée et en chansons, mais la fantaisie de la forme imposée sert, souligne même, la virulence du propos. Plus contemporaine que bien d’autres écrites aujourd’hui, réclamant beaucoup de fantaisie, de savoir-faire et d’intelligence de la part de ses interprètes, l’oeuvre de J. Gay nous a semblée une matière idéale à offrir à de jeunes comédiens.

Michèle Raoul-Davis

ThèmeAtelier de 3e année (1er cycle)
dirigé par B. Sobel
Date20/05/2015
Horairesmercredi 20 mai 2015, 19h30
jeudi 21 mai 2015, 15h
jeudi 21 mai 2015, 19h30
vendredi 22 mai 2015, 19h30
samedi 23 mai 2015, 19h30
Lieusalle Louis Jouvet
Réservationindispensable au 01 53 24 90 16 (à partir du 4 mai 2015 du lundi au vendredi de 13h30 à 17h30).
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PROJET RÉEL

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Ecriture collective à partir d’entretiens et d’Extraits de textes :
Violences de Didier-Georges Gabily, Dialogues de Raging Bull, Air de Roméo et Juliette de Charles Gounod, Bérénice de Racine, Richard 3 de Shakespeare…

Conception et mise en scène d’Élise Chatauret (élève 2e cycle, spécialité mise en scène).

Avec le soutien de La Commune – centre dramatique national d’Aubervilliers.

avec
Salif Cissé
Angélique Flaugère
Lisa Perrio
Camille Plocki
Anis Rhali
Geoffrey Rouge-Carrassat
Yuriy Zavalnyouk

Création lumières Marie-Hélène Pinon
Création sonore Francine Ferrer

Dans le cadre de mon parcours au Conservatoire, j’ai proposé à sept jeunes gens un laboratoire sur la question du réel. Depuis un an, nous nous sommes réunis régulièrement autour de cette question. Je les ai interrogés lors d’entretiens. Nous nous sommes demandés qui ils étaient et quels étaient leurs désirs, le monde d’où ils venaient, celui dont ils rêvaient et enfin ce qu’était pour eux le réel. Nous avons ainsi questionné la notion de génération et celle d’héritage. Ils ont ensuite interviewé leurs parents.
Tous ces entretiens ont été retranscrits et constituent la matière textuelle du travail. Nous avons cherché comment rendre cette matière performative, proprement théâtrale, pour la faire apparaître dans toute sa beauté et sa force. Georges Bataille et Lacan disent du réel qu’il est le nom positif du « hors sens », qu’il est inatteignable, irreprésentable, impensable, comme le point aveugle de notre connaissance, qu’il postule aussi à une violence faite au bon ordre, qu’il est sans loi. Le Projet réel est un questionnement sur la représentation, le positionnement de l’acteur face au jeu. Il est une quête en temps réel de la possibilité d’être soi-même sur un plateau, d’y énoncer ses propres désirs, d’y poser des actes qui engagent et modifient. Il repose sur le pari que l’artifice du théâtre apporte un surplus de réel, qu’il permet de le capter et de le rendre à un haut degré d’intensité et de force.

Élise Chatauret

Elise Chatauret Élise Chatauret est auteur et metteur en scène.
Après une formation de comédienne, Elise Chatauret fait différents assistanats à la mise en scène puis intègre en 2012 la formation à la mise en scène du Conservatoire national supérieur d’art dramatique.
À partir de confrontations brutes avec le réel (entretiens, immersion, observation), elle met en scène ses spectacles en s’appuyant sur ses propres textes, des écritures contemporaines ou des écritures classiques.
Élise Chatauret a créé sept spectacles joués à Paris et à travers la France. De 2010 à 2013, sa compagnie s’ancre en Seine-Saint-Denis et est en résidence au Centre culturel Jean Houdremont, occasion de développer sur le territoire de La Courneuve un important travail de création étroitement lié à un travail avec les habitants.
En 2011, elle crée la Troupe Babel, troupe de jeunes comédiens qu’elle forme, rémunère et accompagne dans un processus de professionnalisation.
En 2013-2014, dans le cadre d’un compagnonnage DRAC avec la compagnie conventionnée Les Acharnés, elle assiste Mohamed Rouabhi.
En 2014-2015, elle crée Nous ne sommes pas seuls au monde qui est accueillie en résidence au CENQUATRE puis à la Maison des Métallos dans le cadre du festival Une semaine en compagnie, avant de tourner une vingtaine de dates cette saison.
Elle appartient au collectif Les 4 chemins, collectif de metteurs en scène créé à l’initiative Centre Dramatique d’Aubervilliers.
En 2015, elle a été accueillie au CENTQUATRE puis à la Loge pour la création de La vie sur terre en collaboration avec Céline Champinot. Elle a aussi mis en scène Don’t Worry, Be Harpy d’Isabelle Ollivier à la ferme de Bel Ebat. La saison prochaine, sa compagnie sera associée au Collectif 12 et travaillera sur sa prochaine création (2016-2017) Une vie ordinaire (titre provisoire) dont elle est auteur et metteur en scène.

Deux présentations de ce spectacle se dérouleront également à La Commune CDN d’Aubervilliers (2, rue Edouard Poisson – 93300 Aubervilliers) les lundi 11 et mardi 12 mai à 20h30. Entrée libre dans la limite des places disponibles et réservation indispensable au 01 48 33 16 16.

ThèmeE. Chatauret
Metteur en scène (2e cycle)
promotion 2015
Mise en scèneElise Chatauret
Date07/05/2015
Horairesjeudi 7 mai, 19h30
Lieusalle Louis Jouvet
Réservationuniquement par téléphone au 01 53 24 90 16 à partir du 16 avril 2015.
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LES ÉTATS DU DÉSIR – PARTIE N°2

LES COEURS TÉTANIQUES
Un projet réalisé par Lena Paugam

avec
Sébastien Depommier
Antonin Fadinard
Lena Paugam
Julie Roux
Fanny Sintès
Benjamin Wangermée

texte
Sigrid Carré Lecoindre
regard scénographique
Aurélie Lemaignen
avec la participation de
Pauline Cheviller et des
élèves de PSL qui travaillent
avec Lena Paugam pour leur
recherche autour du thème
du Vertige.

SACRe (Sciences, Arts, Création, Recherche) est une formation doctorale dédiée aux créateurs. Plasticiens, musiciens, cinéastes, metteurs en scène, acteurs, designers, mais également chercheurs en sciences exactes, et en sciences humaines et sociales, sont amenés à développer une réflexion à la fois artistique et théorique, impliquant une approche innovante dans leur méthode, la construction de leur objet et la présentation de leurs résultats.
Tout en respectant les critères académiques, SACRe a pour vocation d’inventer un nouveau type de doctorat, mettant la création au centre de la thèse.
Inauguré en 2012, ce programme doctoral accueille à ce jour trente-deux doctorants.
Chacun d’entre eux bénéficient de moyens financiers, matériels et humains. A échéance de trois ans, ils soutiennent leurs thèses en public, devant un public constitué de membres habilités et de personnalités issues du monde de l’art. Le format des soutenances varie selon les disciplines, et pourra inclure des performances, expositions, concerts et projections. Formation doctorale de Paris Sciences & Lettres – Research University, SACRe résulte de la coopération de six de ses établissements membres : le Conservatoire national supérieur d’Art dramatique, le Conservatoire national supérieur de Musique et de Danse de Paris, l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs, l’École nationale supérieure des Beaux-arts, l’École normale supérieure et l’École nationale supérieure des métiers de l’image et du son (La Fémis).

L’ouverture du chantier des États du désir constitue un élément essentiel du processus de recherche engagé par Lena Paugam dans le cadre de son doctorat. Il a pour but d’expérimenter les dispositifs scénographiques et dramaturgiques sur lesquels reposera le spectacle qu’elle présentera en tant qu’objet pratique de sa soutenance en mai 2016. Lena Paugam observe depuis novembre 2012, les dynamiques spatio-temporelles du Désir, terme considéré en tant que concept d’esthétique théâtrale. En janvier 2015, elle a présenté Les yeux déserts, une installation – performance – vidéo co-écrite et réalisée avec François Hébert. Cette deuxième étape de travail, intitulée Les coeurs tétaniques, vise à vérifier les conditions de possibilités d’un spectacle à dramaturgie aléatoire constitué à partir d’une partition théâtrale fragmentée, matériau poétique avec dialogue mais sans rôle déterminé, un texte commandé par la metteur en scène à la dramaturge Sigrid Carré Lecoindre. Cinq étapes de recherche de ce projet seront proposées successivement entre janvier 2015 et mai 2016. Ce vaste chantier aboutira à la création d’une oeuvre protéiforme portant le même titre que la thèse de Lena Paugam – Les États du désir – vertiges, suspensions et incertitudes.

ThèmeL. Paugam, doctorante
SACRe promotion 2012
Mise en scèneLena Paugam
Date23/04/2015
Horairesjeudi 23 avril 2015, 15h
jeudi 23 avril 2015, 20h
vendredi 24 avril 2015, 15h
vendredi 24 avril 2015, 20h
Lieusalle Jouvet
Réservationuniquement par téléphone au 01 53 24 90 16.
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THÉÂTRE

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Conception, mise en scène, direction musicale et travail vocal
Marcus Borja

En français, portugais, espagnol, italien, anglais, russe, ukrainien, norvégien, allemand, flamand, quechua, mandarin, hindi, tamoul, indonésien, batak, filipino, japonais, hébreu, arabe, persan, grec, tchèque, sanscrit, fongbé, yoruba…

Avec 55 comédiens-performers :
Isabelle Andrzejewski, Jérôme Aubert, Roch Amedet Banzouzi, Fernanda Barth, Constanza Becker, Aurélien Beker, Sonia Belskaya, Marcus Borja, Lucie Brandsma, Alexandra Cohen, Antoine Cordier, Etienne Cottereau, Mahshid Dastgheib, Alice Delagrave, Rony Efrat, Rachelle Flores, Michele Frontil, François Gardeil, Lucas Gonzalez, Louise Guillaume, Lola Gutierrez, Jean Hostache, Hypo, Magdalena Ioannidi, Matilda Kime, Francis Lavainne, Feng Liu, Hounhouénou Joël Lokossou, Ada Luana, Esther Marty Kouyaté, Jean-Max Mayer, Pamela Meneses, Romane Meutelet, Makeda Monnet, Rolando Octavio, Cordis Paldano, Clément Peltier, Ruchi Ranjan, Juliette Riedler, Charles Segard-Noirclère, Mateus Schimith, Romaric Séguin, Aurore Soudieux, Ye Tian, Kiyomi Tisseyre, Isabelle Toros, Raluca Vallois, Gabriel Washer, Sophie Zafari, Mira Zaki Bjørnskau, Ana Maria Zavadinack, Yuriy Zavalnyouk.

« Un enfant dans le noir, saisi par la peur, se rassure en chantonnant. Il marche, s’arrête au gré de sa chanson. Perdu, il s’abrite comme il peut, ou s’oriente tant bien que mal avec sa petite chanson. Celle-ci est comme l’esquisse d’un centre stable et calme, stabilisant et calmant, au sein du chaos. Il se peut que l’enfant saute en même temps qu’il chante, il accélère ou ralentit son allure ; mais c’est déjà la chanson qui est elle-même un saut : elle saute du chaos à un début d’ordre dans le chaos, elle risque aussi de se disloquer à chaque instant. Il y a toujours une sonorité dans le fil d’Arianne. Ou bien le chant d’Orphée. »
Gilles Deleuze et Félix Guattari Mille plateaux

Théâtre est une fresque polyphonique et polyglotte à 55 voix, une traversée chorale du temps et de l’espace mêlant le chant et la parole, la partition et l’improvisation, un voyage de sons et de sens, un présent partagé et morcelé d’où jaillissent des fragments, des étincelles, des univers, des paysages croisés, emboités, superposés les uns aux autres… Le public – vers qui tout converge et se dissout – est au centre du dispositif, plongé entièrement dans la matière sonore brassée et transformée dans une obscurité polychrome et plurielle. Le silence se fait matière et l’écoute devient moteur du jeu. Le décor, les costumes et l’éclairage sont les voix résonnant dans les corps et se propageant dans l’espace qui s’ouvre et se diffracte en d’autres espaces…

Poétiques de la voix et espaces sonores
La recherche que je poursuis dans le cadre du doctorat SACRe au CNSAD – et dont Théâtre est la première restitution scénique – a pour but d’interroger et faire agir, de manière consciente et organique dans le travail du plateau, la similarité et la complémentarité des modes de perception du temps dans la musique et dans le théâtre. Proposer, mettre au point et développer un langage commun au travail de l’acteur, du musicien, du performer et du metteur en scène est une boîte à outils plus large pour le travail théâtral bien au-delà d’un besoin ponctuel, plus ou moins périphérique, de mettre en place un « morceau » ou un moment de musique au sens restreint dans un spectacle de théâtre.
L’écoute est le point zéro, le pilier qui soutient l’ensemble du travail. Elle est perçue ici non pas (ou pas uniquement) comme l’accomplissement ou le résultat d’un mouvement de l’extérieur vers l’intérieur, un « se laisser traverser par », mais aussi – par opposition, et donc, dans une tension féconde et permanente – comme un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur, une traversée active de l’espace et de l’autre. C’est précisément la tension créée entre ces deux mouvements qui génère un état de pleine présence, une potentialité créative de/dans l’instant présent partagé et concret qui, même en l’absence de sons « audibles » rend même le silence palpable.
La voix est au centre de cette recherche. Toute la gamme de possibilités sonores et expressives que peut produire notre appareil phonateur – qui se multiplient encore à l’infini quant on combine les sons produits par plusieurs personnes vocalisant ensemble – est une porte grande ouverte à la création : c’est de la matière poétique concrète, malléable, élastique, pétrissable, modulable, transformable. Que ce soit la voix parlée ou chantée, la déclamation ou l’improvisation, le cri, le rire, le chant lyrique, traditionnel, populaire ou expérimental, sa relation et l’engagement qu’elle entraîne avec le corps en mouvement : tout ceci constitue à la fois l’outillage et la matière de notre acte artistique.
Marcus Borja

SACRe (Sciences, Arts, Création, Recherche) est une formation doctorale dédiée aux créateurs. Plasticiens, musiciens, cinéastes, metteurs en scène, acteurs, designers, mais également chercheurs en sciences exactes, et en sciences humaines et sociales, sont amenés à développer une réflexion à la fois artistique et théorique, impliquant une approche innovante dans leur méthode, la construction de leur objet et la présentation de leurs résultats. Tout en respectant les critères académiques, SACRe a pour vocation d’inventer un nouveau type de doctorat, mettant la création au centre de la thèse. Inauguré en 2012, ce programme doctoral accueille à ce jour trente-deux doctorants. Chacun d’entre eux bénéficient de moyens financiers, matériels et humains. À échéance de trois ans, ils soutiennent leurs thèses en public, devant un public constitué de membres habilités et de personnalités issues du monde de l’art. Le format des soutenances varie selon les disciplines, et pourra inclure des performances, expositions, concerts et projections.
Formation doctorale de Paris Sciences & Lettres – Research University, SACRe résulte de la coopération de six de ses établissements membres : le Conservatoire national supérieur d’Art dramatique, le Conservatoire national supérieur de Musique et de Danse de Paris, l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs, l’École nationale supérieure des Beaux-arts, l’École normale supérieure et l’École nationale supérieure des métiers de l’image et du son (La Fémis).

Marcus Borja est acteur, metteur en scène, dramaturge, musicien et chef de choeur. Il a intégré la formation doctorale SACRe en 2014 au CNSAD. Son projet de recherche s’intitule « Poétiques de la voix et espaces sonores : la musicalité et la choralité comme bases pour le travail théâtral » (sous la direction de Jean-François Dusigne (Paris 8) et des encadrants artistes Sylvie Deguy (CNSAD) et Luis Naon (CNSMDP). Diplômé de lettres modernes à l’Université de Brasilia, il s’est formé en France à l’École Jacques Lecoq et à l’École Supérieure d’Art Dramatique de Paris (ESAD) ainsi qu’à l’École du Louvre. Auparavant, il a également suivi des études théâtrales à Paris 3 en co-tutelle avec l’Université de São Paulo. Il organise en novembre 2015 un colloque international mêlant recherche et pratique intitulé Pratiques de la voix sur scène : de l’apprentissage à la performance vocale, soutenu par le LABEX Arts-H2H et la Maison des Sciences de l’Homme et en partenariat avec le CNSAD, l’Université Paris 8, l’Université de Picardie et deux universités brésiliennes. Il a publié plusieurs articles et essais dont le dernier, « L’Écoute active et le silence parlant : la musicalité à la base de la direction d’acteurs », issu de son travail au sein de SACRe, paraîtra dans les prochains mois dans un ouvrage collectif chez Les Solitaires Intempestifs.

ThèmeM. Borja, doctorant
SACRe promotion 2014
Mise en scèneMarcus Borja
Date07/04/2015
Horairesmardi 7 avril 2015, 15h
mardi 7 avril 2015, 20h
mercredi 8 avril 2015, 15h
mercredi 8 avril 2015, 20h
LieuSalle Jouvet
Réservationuniquement par téléphone au 01 53 24 90 16
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Vers le lac j’entends des pas

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Image 1 parmi 17

avec
Justine Bachelet
Camille Bernon
Lucie Boujenah
Simon Bourgade
Maxime Coggio
Morgane Fourcault
Aurélien Gabrielli
Elsa Guedj
Félix Kysyl
Mina Lemaignen
Marie Sergeant
Alyzée Soudet
Vénia Stamatiadi
élève de 2e cycle

Saisir au vol le chant de l’oiseau, porter les yeux vers l’éclat de la lune, et puis le matin, ramasser dans l’herbe tendre les trèfles à quatre feuilles… et dévaler le sentier jusqu’à la plaine étincelante… la campagne grande ouverte… ou bien là-bas, sur l’autre versant, à la nuit tombante atteindre le lac profond… et cueillir les pages du livre, les mots du poète, ses virgules, ses points de suspension et d’interrogation, les saisir, les toucher… et les corps, les peaux, les visages, les dessiner, les tracer, les caresser…

La Mouette, un fil rouge, une trace, une larme, un état, un horizon, un travail… et faire vibrer la mémoire, non pas raconter l’histoire ni jouer la pièce, non, danser sur le chemin en faisant glisser nos pieds… Les acteurs sont les oiseaux… Une mouette… Qui tue l’oiseau ?… Qui tait le long cri ?…

Le peuple des acteurs-dansants est en pleine migration, il voyage… Tchekhov murmure des souffles, Nina est ombre et soleil, Treplev est Icare… Dansez, dansez encore… Les élèves-comédiens s’envolent, et nous, leurs aînés, dansons jusqu’à la rive lointaine où… Vers le lac j’entends des pas…

ThèmeAtelier théâtre dansé
élèves de 3e année (1er cycle)
dirigé par C.Marcadé

Projet soutenu par L’IDEFI-CréaTIC pour la création des images numérique
Mise en scèneconception et chorégraphie
Caroline Marcadé
Date19/03/2015
Horairesjeudi 19 mars 2015, 20h
vendredi 20 mars 2015, 20h
samedi 21 mars 2015, 20h
LieuThéâtre
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APRÈS, MAIS JUSTE AVANT

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avec
Harrison Arevalo
Nacima Bekhtaoui
Laure Berend-Sagols
Valentine Catzéflis
Baptiste Drouillac
Zoé Fauconnet
Antoine Joly
Grégoire Lagrange
Clara Lama Schmit
Hannah Levin
Blandine Madec
Gall Paillat
Guillaume Pottier
Makita Samba
Antoine Sarrazin
Arthur Verret

PASSAGE DE CLOWN, PASSAGE DE COMÉDIEN
À la recherche d’un jeu clownesque authentique, d’une poésie singulière et universelle

Après, mais juste avant,
quand le moment chante,
plein, dans la rienitude des choses.

Après l’intention mais juste avant l’acte,
quand un vaste univers, lâche ses jus,
en course, pour le geste juste.

Après le mot et juste avant l’autre,
la bouche chaude et humide,
prêt, dans l’insolence du devenir.

Après cette inspiration,
attendre, vacillant dans une densité croissante,
quand l’âme se fait caresser
et le désarroi s’approche.

Entre le premier et le dernier souffle,
il y a ce petit moment
qu’on dessine avec un trait.
Espoir. Dans le chaos il nous reste la direction.

L’acteur-clown ment, sûrement, mais il le fait très sincèrement. Ce mensonge sincère qu’est la scène nous offre un antidote au cynisme quotidien, une injection gracieuse pour redécouvrir le monde et nous-même. Un mensonge qui ne commente ni interprète, il informe, il dévoile et il forme. Avec le clown on est à la recherche de ce moment de sincérité, d’un souffle qui vient de l’intérieur.

What is truer than the truth ? The story.

Au cœur du travail de clown, il y a la création, l’écriture et la confrontation avec son partenaire privilégié, le public. C’est là que la poésie individuelle naît, que la fable personnelle prend corps, que l’univers de chacun se construit.
L’atelier de clown est avant tout une « recherche », tant personnelle qu’artistique. Comment se désarmer pour devenir désarmant ? Parallèlement à cette sorte de « maïeutique » très individuelle, les acteurs travaillent à partir d’un thème qu’ils confrontent, lors de leurs recherches, à l’actualité, aux archives, à la mythologie, à leur propre vécu, ou encore à d’autres arts.

L’acteur révèle ainsi son authenticité clownesque et inscrit sa propre mythologie dans ce qui sera une « création », à travers la mise en situation, l’improvisation, la provocation et la transposition de la matière engendrée. L’inexplicable prend forme et, dans un échange constant avec le public, on découvre ce qui a toujours été là.
Quand, chercheurs d’une délicate alchimie entre rigueur et folie, entre justesse et délire, les apprentis clowns se confronteront au public, ce sera sans filet.

« There is no success like failure, and failure is no success at all. » Bob Dylan

ThèmeAtelier clown
Elèves de 3e année (1er cycle)
dirigés par Y.Mentens
Mise en scèneYvo Mentens
Date18/03/2015
Horairesmercredi 18 mars 2015, 19h30
jeudi 19 mars 2015, 15h
jeudi 19 mars 2015, 19h30
vendredi 20 mars 2015, 19h30
samedi 21 mars 2015, 15h
samedi 21 mars 2015, 19h30
Lieusalle Louis Jouvet
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LES ÉTATS DU DÉSIR

Les États du Désir – Chantier n°1

installation / performance
un projet réalisé par Lena Paugam

en collaboration avec François Hébert

Olivier Strauss et Clément Vercelletto


Lena Paugam a intégré le cycle d’études doctorales en 2012. Le titre de sa recherche est « La crise du désir – états de suspension, espaces d’incertitudes ». Elle présente aujourd’hui au public une installation / performance, nouvelle présentation du cycle de création qui constitue sa soutenance, et qui suit Détails de Lars Norén, présenté en 2013.

ThèmeL. Paugam, doctorante
SACRe promotion 2012
Mise en scèneLéna Paugam
Date17/01/2015
Horairessamedi 17 janvier 2015, 14h
samedi 17 janvier 2015, 15h15
samedi 17 janvier 2015, 16h30
samedi 17 janvier 2015, 17h45
samedi 17 janvier 2015, 19h
Lieusalle Jouvet
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Je suis

d’après Le Livre de l’oubli , Le Dictionnaire de la Commune de Bernard Noël
et autres écrits

Projet théâtral documentaire, Je suis explorera le thème de la Mémoire et de l’Oubli en tant qu’aspects essentiels de la vie en société et posera le problème de l’omission des crimes, des événements « dérangeants » de l’histoire et de l’orientation vers un passé seulement héroïque…

Théâtre KnAM (Russie)
Production déléguée : Célestins, Théâtre de Lyon

Avec
Elena Bessonova
Dmitry Bocharov
Vladimir Dmitriev

Mise en scène, conception vidéo, lumière
Tatiana Frolova
Dramaturgie, écriture, traduction
Tatiana Frolova, Sophie Gindt
Création sonore
Vladimir Smirnov
Musique originale
Archives, J.S. Bach, Benji Merrison
MeLL

Jean Pierre Thibaudat à propos du KnAM from t61 on Vimeo.

ThèmeT. Frolova
Mise en scèneTatiana Frolova
Date16/01/2015
Horairesvendredi 16 janvier 2015, 20h
LieuThéâtre du Conservatoire
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Les masques noirs

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traduction
André Markowicz
adaptation
Romain Bigé
et Linda Dušková

avec
Antonin Fadinard
Mathieu Huot

et la voix de Fernanda Barth

Le philosophe tchèque Miroslav Petricek décrit l’image comme « une façon dont on imagine le monde : ce que l’on appelle réalité, ce que l’on voit lorsque l’on ouvre les yeux ». Il n’y a pas d’un côté le monde de la perception, et de l’autre, le monde imaginaire : ces deux mondes sont le même – et il conviendrait de dire que percevoir, c’est déjà imaginer, ou plutôt « imager » le monde. Dans Les Masques noirs (pièce symboliste de Leonid Andreïev, inédite en français et traduite du russe pour l’occasion par André Markowicz), c’est à cet entrelacement des mondes, perçu et imaginaire, auquel on assiste.
Le propos semble clair : un aristocrate, le duc Lorenzo, convie ses amis à un bal masqué ; d’abord enjoué, il réalise progressivement que ses invités ne sont peut-être pas ceux qu’il attendait ; débordée par les masques, harcelée d’images troubles, la fête dérive. Mais quelles sont ces images qui viennent recouvrir les masques des invités qui assistent, désoeuvrés, à l’ivresse du duc ? C’est à partir de l’idée de solitude que nous avons voulu aborder ce texte, pour nous demander qui sont ces « autres », ces amis imaginaires, qui peuplent nos mondes intérieurs. Ce que recherche Lorenzo, c’est un moyen de trouver une cohérence, un lien entre les images foisonnantes surgies du passé ou imposées sur la réalité par les désirs et les peurs. Où trouver les appuis pour faire converger les images ? Comment construire les repères où le réel se dessine ?
Linda Dušková et Romain Bigé

Ce travail s’inscrit dans la continuité de ma recherche en art par la création portant sur les différents rôles de l’image fixe dans la création théâtrale. Cette recherche se déploie autour de trois axes principaux : 1. employer l’image fixe comme un outil dans la direction de l’acteur, 2. dégager une forme théâtrale qui réponde à la structure et à la logique de l’image fixe, 3. introduire les images fixes en tant que partenaires actifs dans la représentation. Je m’engage à explorer ces trois points de vue par la pratique au plateau, en développant une méthodologie de travail au travers de trois principaux projets de mise en scène, constitutifs de ma thèse : Das ist die Galerie (réalisé en 2014, à partir de Paysage sous surveillance de Heiner Müller), Les Masques noirs (2014/2015, à partir de la pièce de Leonid Andreïev) et Le Jugement dernier (première étape prévue pour 2015, à partir du tableau de Jérôme Bosch).
Linda Dušková

ThèmeL. Dušková, doctorante
SACRe promotion 2013
Mise en scèneLinda Dušková
Date16/12/2014
Horairesmardi 16 décembre 2014, 16h00
mardi 16 décembre 2014, 20h00
mercredi 17 décembre 2014, 16h00
mercredi 17 décembre 2014, 20h00
Lieusalle Jouvet
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WORKSHOP

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Workshop international organisé à New York les 5 et 6 décembre 2014.
L’ensemble des écoles d’art du programme doctoral SACRe et l’E.N.S. se sont réunies, sous l’égide de Paris Sciences et Lettres, pour un échange avec la New York University et ses écoles d’art. Cette rencontre portait sur la question de la recherche par l’art et, plus précisément, sur le doctorat d’art et de création.

La recherche en arts :
Quelle signification et quelle valorisation ?

L’idée de cette rencontre était de poser, de part et d’autre de l’atlantique, une série de questions que tous nous nous posons, à une époque où la recherche par l’art au coeur des établissements d’enseignement supérieur est plus que jamais d’actualité :

Artiste-chercheur : vraie conciliation ou faux problème institutionnel ?
L’expérience SACRe : Entre théorie et pratique. Une question d’équilibre ? — et d’approche.
La recherche par l’art ou comment éviter coûte que coûte de transformer l’artiste ou le créateur en érudit.

En plus de Claire Lasne Darcueil et Sébastien Lenglet qui représentaient le Conservatoire, les établissements suivants étaient représentés :

Pour Paris Sciences et Lettres et l’école doctorale SACRe :
Conservatoire national supérieur de Musique et de Danse de Paris
Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs
Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts
Ecole Normale Supérieure
La Fémis

Pour « New York university »
College of Arts and Science
Faculty, Arts, Humanities & Diversity
Gallatin School of Individualized Study
Remarque Institut
Steinhardt School of Culture, Education and Human Development
The Center for Ballet and the Arts
Ticsh School of the Arts

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