FESTIVAL DE SEPTEMBRE

« Ces présentations sont l’occasion du bilan de l’aventure du double cursus « Jouer et mettre en scène » créé en 2015, financé et soutenu par l’Université PSL. Cette expérience de second cycle, suivie en parallèle de leur formation de comédienne ou de comédien, nous a permis de développer, de manière non académique, l’idée d’un élargissement de la vision du théâtre de ces étudiant.e.sartistes, et ceci du plus trivial au plus philosophique. Les étudiant.e.s ont, en dernière année, vécu des stages en immersion dans des structures nationales et internationales, toujours dans l’esprit de devenir des femmes et des hommes de théâtre plus complet.e.s. Nous remercions chaleureusement ces partenaires pédagogiques pour leur engagement, ainsi que tout.e.s les intervenant.e.s.
Ces présentations sont dédiées à la mémoire de Jean-Loup Rivière. »

Claire Lasne Darcueil

Programmation – festival de septembre 2017

James Borniche – « J’ai cherché ton écoute dans les profondeurs de la nuit »
D’après des textes de James Borniche, Maeterlinck, Rilke, Hubert Reeves, Alain Souchon, Ivan Viripaev… imaginé et mis en scène par James Borniche
Avec : James Borniche

« Faire un point ensemble, se donner rendez-vous avec ce qui nous unit et nous sépare, rendez-vous avec nos vertiges, rendez-vous avec notre histoire, un moment intime ensemble, dans une salle de théâtre. Toutes et tous liés par quelque chose au-dessus de nous que nous pouvons tenter de nommer. Venez accompagnés ou non, mais sachez que le temps, notre sang, l’air, la Terre et l’univers seront là. »

Louise Chevillotte – « La Valse »
Création collective de Lisetta Buccellato, Louise Chevillotte, Mathilde-Edith Mennetrier et Mathilde Roux

« La Valse commence cet été dans la compagne lotoise, où nous sommes allées de maison en maison interroger les gens sur les questions qu’ils se posent. Après trois ans d’école, trois ans de questionnement et de recherches, à toujours vouloir parler du monde et des autres, je me suis rendue compte que je ne les connaissais pas ou que je ne les connaissais plus. Avec pour seul outil un téléphone posé sur les tables de jardin pour enregistrer nos conversations, nous avons rencontré des parcours de vie, des cheminements personnels, des questionnements identiques aux nôtres ou radicalement opposés, avec des gens de tous âges et de tout lieux. Après cette semaine, nous avons continué chacune de notre côté, dans d’autres endroits, dans d’autres villes. Nous sommes enchantées de vous présenter une première étape de ce projet, réalisée en six jours, que nous avons l’intention de continuer dans beaucoup de lieux différents, et dans des formes variées. Bienvenue dans nos têtes, et dans celles d’Henri, Alice, Michelle, Lilian, Sacha, Michèle, Catherine, Eva, Jean-Luc, Xavier, Camille, Thomas, Yuriy, Lucie, Clémentine et Alain. »

Manon Chircen – « Morsure » (écriture et mise en scène).
Avec : Louise Chevillotte, Maïa Foucault, Morgane Real, Louise Guillaume, Asja Nadjar et Manon Chircen.

ESPOIR : Fait d’espérer, d’attendre avec confiance la réalisation de quelque chose considéré comme capable de se réaliser ; compter sur.
Six figures, six femmes viennent nous dire, nous montrer, des violences. Les petites et les grandes, celles que l’on voit sans même les regarder et les autres, dont on a déjà entendu parler. Il y aura l’analyse du « guide

Marceau Deschamps-Ségura – « Morceaux de Chants égarés »
Festival du prévu et/ou de l’imprévu

« Ce qui me fascine au théâtre, c’est sa capacité à tirer sa force dans le réel, immédiatement.
C’est cette capacité qui scelle dans l’expérience et la mémoire de toute équipe les moments de grâce des premières répétitions, qui nous hantent ensuite, que l’on recherche en vain ou que l’on fuit en peine.
Pourtant nos grandes références théâtrales nous donnaient un exemple tout autre : Shakespeare et ses comédiens ne répétaient pour ainsi dire pas ensemble, et pas beaucoup moins que Molière et sa troupe. Aujourd’hui, certains procédés de l’Actors Studio, comme Grégoire Aubin le met en avant, permettent de clarifier pour chacun des comédiens et chacune des comédiennes son rôle sur le plateau, et de rentrer dès les premiers instants du travail dans l’exploration de l’individu, des relations, et des mécanismes sociaux. Le théâtre, à mon sens, ne doit jamais cesser d’être une recherche, pendant les répétitions et surtout encore pendant les représentations ; et cette recherche est souvent bouleversante, jusqu’au dernier moment des représentations, mais surtout déjà dès les premiers jours de répétition. C’est cette recherche bouleversante, esthétiquement, humainement, politiquement, que je veux mettre au centre de la scène.
Pour ce faire : une pièce politique et onirique créée en 4 jours, dont les répétitions sont ouvertes dès le second ; une soirée festive d’invention instantanée sur le corps et la voix ; un exercice-spectacle de montage improvisé ; et une pièce de répertoire jouée sans répétition, comme à son époque
. »
. Petite soirée karaoké-dansé, playback et cabaret-boeuf
. L’ENjeU, exercice pour acteurs joyeux, de Delphine Eliet
. Songe d’un Impromptu en Jouvet fin d’été, d’après Shakespeare et Molière
. « Marche ! » de Grégoire Aubin et Marceau Deschamps-Ségura

Voir la captation du spectacle L’ENjeU

Voir la captation du spectacle Songe d’un Impromptu

Voir la captation du spectacle Marche !

Roman Jean-Elie – « Hamlet »
D’après William Shakespeare

« Is this the real life ?
Is this just fantasy ?
Caught in a landslide,
No escape from reality.
»
Avec : James Borniche, Charlie Fabert, Florent Hu, Sipan Mouradian, Sélim Zahrani

Jean-Frédéric Lemoues – Sentiers croisés

« Nous sommes des chemins qui ne cessent de se rencontrer. À chaque croisement, une découverte, un bouleversement, un changement. J’ai souhaité utiliser ce lieu dans lequel ma promotion et moi avons beaucoup travaillé au cours de notre passage dans cette école pour y faire une dernière grande fête des mots et des choses avec celles et ceux qui, croisés au cours de ces trois années, par leur façon d’être, de dire, de faire et de penser, proposent à celles et ceux qui les écoutent un peu de rêve, un peu de lumière et un peu d’espoir. Une dernière trace indélébile sur le parquet, un dernier acte d’amour pour le public inconnu, une dernière ode à l’être ensemble avant que les vents nous dispersent et que les chemins divergent. Une manière aussi de remercier. Bienvenue à la fête ! »

. Rencontre avec Jean-Pierre Siméon.
. Rencontre avec Gilles Clément.
. Rencontre avec Caroline Marcadé.
. Conférence chantée avec Serge Hureau et Olivier Hussenet.
. Café-Conservatoire du Hall de la Chanson, animé par Serge Hureau et Olivier Hussenet.
. Lecture de « Nous les Vagues » de Mariette Navarro.

« Trois Ruptures » de Rémi De Vos,
Avec Sipan Mouradian, Isis Ravel et Jean-Frédéric Lemoues.

« Tempus Fugit », performance dansée par Sipan Mouradian

Le festival normand « Les Effusions » clôture ce programme.
Créé en 2016 par Théo Chédeville, étudiant en troisième année au Conservatoire, le festival regroupe près de 70 jeunes architectes, comédiens, chercheurs, cuisiniers, danseurs, dramaturges, musiciens, scénographes, techniciens.
« Laissons-nous, quelque part, des microcosmes pour tout essayer. »

Maroussia Pourpoint – « Radiation »
(écriture et mise en scène)
Avec Salomé Dienis Meulien, Nais El Fassi, Hugues Jourdain, Alexiane Torres et Martin Van Eeckhoudt

Suite à un bouleversement climatique qui a rendu la Terre inhabitable, un petit groupe d’hommes et de femmes se sont réfugiés dans un bunker souterrain où ils vivent reclus depuis plusieurs années sous le commandement très pop star de Cupid Bitch. Leur vie rêvée de fêtes et de paillettes sera cependant perturbée par l’arrivée d’une étrangère.
Radiation aborde, sous forme d’un huis clos, la question des monstres que peut libérer notre imagination lorsque nous sommes en proie à la solitude et montre ainsi le piège de la bulle mensongère dans laquelle nous pouvons nous réfugier pour échapper à la réalité.
À travers un univers fantaisiste, la pièce traite du changement climatique, de la peur de l’inconnu, des logiques de groupe et de la solitude, des projections imaginaires, du soi et de l’autre. Par le biais d’un récit d’anticipation et d’une scénographie faisant appel aux technologies numériques, Radiation questionne ainsi les notions de réel et de rêve dans le monde d’aujourd’hui.

Programmation – festival de septembre 2019

Louise Orry-Diquero – DÉPRESSURISATION
Écriture, jeu et mise en scène Louise Orry-Diquero

DÉPRESSURISATION est un spectacle sur ma première année dans  le monde des grands.  Celui où les bras qui vous bercent sont ceux qui pendent à vos épaules. Comme le nouveau-né qui hurle à la naissance,  j’ai fait mon premier cri,  ici dans la salle Louis Jouvet lorsque j’ai reçu mon diplôme. Cette libération, c’est un décollage. Prenez place dans mon avion, je vous invite au voyage.

Héloïse Manessier – L’ORAGE
D’après l’œuvre d’Alexandre Ostrovski
Avec : Antoine De Foucauld, Zelinda Fert, Amandine Gay, Arthur Hesse, May Hilaire, Alexandre Labarthe, Louise Legendre, Chloé Ploton, Adrien Simion, Mathilde Weil

J’ai vu une chose, j’ai appris ça, on m’a dit que… Et d’expérience en récit,  je me raconte une histoire qui fait sens. C’est ma vision des choses.  Ce que je crois. Toi aussi,  tu t’es créé ton monde  avec tes logiques et tes images. Les sens,  les convictions que  tu t’es forgées par habitude, tradition, expérience… Comment fait-on alors pour créer un monde  à deux ? à trois ? à dix ? Quand les opinions divergent ? Quand ce que je crois est opposé à ce que tu crois ? Quelle place laisse-t-on dans notre monde à celui du voisin ? Quelle place accepte-t-on de donner à ce qui nous dérange ? Déplacer sa propre perception du réel ? Bouger les lignes ?   Me forcer à remettre en question ce que je croyais vérité immuable. Ostrovski raconte cette difficulté à être vraiment avec. La confrontation à l’autre. Non pas ce que je comprends de l’autre mais justement, ce que je ne comprends pas. La mise  en place complexe d’un vivre ensemble. La capacité ou non d’un système à se réinventer, à se raconter  à nouveau, autrement.  Le dialogue de la maîtrise et de l’inconnu. La peur  
de ce qui déplace  parce qu’elle plonge hors des chemins déjà connus. Dans la petite ville  de Kalinov au bord de la Volga, dans la Russie des années 1860, les codes sont clairs. Deux familles détiennent le pouvoir. Dikoi le détient par la force et Kabanova par le respect  indéfectible aux codes anciens. Les rôles sont établis et il est impensable de les remettre en question. Mais lorsqu’un amour impossible bouscule les règles établies, le ciel bleu d’été voit apparaître au loin un orage annonciateur des bouleversements à venir.

Rose Martine – OUI MAIS DE TOUTE FAÇON…
Écriture et mise en scène Rose Martine
Avec : Vincent Alexandre, Louise Legendre, Eugène Marcuse, Emma Meunier, Jordan Rezgui, Juliette Speck, Souleymane Sylla, Lisa Toromanian

Un foyer de la DASS. Des jeunes. Adolescence. 16, 17 ans. Bientôt adultes. Bientôt. Pas encore.  Des éducateurs.  Des tensions. La noncommunication, ou la mauvaise communication. 
 Les clichés. Le rêve d’ailleurs (là où tout paraît beau, plus doux, où tout est permis), d’une (autre) maison, d’une autre vie. Une meilleure vie. Un désir fort et prononcé de fuite. Échapper à une réalité. Dure. Cruelle. Chacun a son rêve, mais combien réussiront à le réaliser ? Chacun  a ses démons, ses tensions, mais combien arriveront à s’en défaire ? Peut-on réellement  s’en défaire ? « Oui, mais de toute façon… », ce sont des jeunes, des moins jeunes, qui ont perdu la trace du bonheur, mais se battent, luttent, souvent contre eux-mêmes, pour  y accéder. Car ils ont des rêves, des envies, de l’espoir plein le cœur, qui ne demandent qu’à être exprimés.

Charly Fournier – L’EMBONPOINT
Conception et mise en scène Charly Fournier
Avec : 8 artistes du milieu théâtral et de la restauration

AU MENU
Rencontre entre deux  arts, celui du plateau  et celui de  la table.  À mi-chemin entre le Théâtre et la Gastronomie.  Quand deux imaginaires se rencontrent et ne  font plus qu’un !

Hugo Kuchel – RÊVES
Conception et mise en scène Hugo Kuchel
Avec : Déborah Dozoul, Marie Rousselle-Olivier, Sarah Ber, Naim Belhaoumi, Anthony Mezalto-Ruotte, Perrine Livache, Etienne Galhargue, Lisa Torres, Eugénie Pouillot, Irène Woyatzis, Julia Cash
Musique : Camille Thevenau

Ils rêvent. Huit actrices et trois acteurs
Les rêves
Ils s’en rappellent
Ils les écrivent, les parlent, les jouent, les traversent
Ils cherchent la rive
Ils cherchent le gué à passer
Ils traversent le fleuve les pieds mouillés
Ils se trempent dans cette matière organique d’images, d’odeurs, de sons, de peurs, de désirs entrelacés
Ils passent le fleuve.
Huit actrices et trois acteurs qui partagent leurs rêveries, et moi qui les reçois.

ET UN SPECTACLE INVITÉ
CRASH SEX
Vendredi 27 septembre à 20h
et samedi 28 septembre à 18h 
Salle Girod (attention jauge très réduite)

Édouard Pénaud – COMMENT ALLEZ-VOUS ?
Conception et mise en scène Édouard Pénaud
Avec : Benjamin Gazzeri Guillet, Martin Van Eechoudt, Sara Lo Voi, Jérémy Galliana

Suite à une immersion au sein d’un hôpital psychiatrique de l’Allier, un metteur en scène, des soignants et des soignés nous racontent leur quotidien.

Jusqu’où iront-ils
pour sauver ce qui leur
appartient ? 
Le socle
identitaire peut vite
disparaitre, et nous laisser
dans une « absence ». 
C’est la vague qui retourne à l’océan?
Ou c’est l’océan qui reprend la vague?