Emma Dupont Leonardi
«Du texte au plateau, un geste continu d'écriture : comment l'au-delà de la violence ouvre une brèche vers une "poésie du vertige" ?»
Travaux
Charbon
Théâtre du CNSAD-PSL
Samedi 6 septembre 2025 à 19h et lundi 8 septembre 2025 à 15h
[...] se dire
enfin
voilà le désastre
je t’attendais
(tw : incestuel, inceste)
Scénographie Éloïse Baudry
Collaboration artistique Jeanne Bruneau-Bongard, Pauline Couturon, Nicolas Monsavane
Écriture, mise en scène et jeu Emma Dupont Leonardi

Comment appeler ce travail
Festival Jouer et mettre en scène 2026
Antimatière
Écriture et mise en scène Emma Dupont Leonardi
Avec Yaëlle Lucas et Lucile Guenat
24 septembre à 19h, 25 et 26 septembre à 19H30. Réservations ici
Salle noire du site de Romainville
pas de drame
juste
du feu
des mots
et le corps
qui cherche
à se réagencer
se demande où va chacun de ses morceaux
rassembler ses fragments
tenter de remettre les choses
à leur place
ce geste, toujours le même
l’encre sur le papier
et
soudain
cette rencontre
certains scientifiques supposent qu’il existe probablement dans l’univers des régions majoritairement composées d’antimatière
comprenez-vous
l’antimatière
Un texte qui s’écrit devant nous. Un monde qui se lève par ce geste d’écriture.
Une Femme qui parle à une Tête de cerf, ni tout à fait incarnée ni tout à fait mise à distance, dans laquelle se coule parfois la Poétesse qui l’écrit.
Des présences comme autant de parts d’altérité que l’on rencontre dans les profondeurs de notre humanité, cette part d’Autre en soi.
Et les équations d’un Physicien qui disent la structure des choses.
Dès le début du texte, on comprend qu’il y a eu violence. On comprend qu’il y a eu le feu. Et dans l’au-delà de la violence, le “sinistre” dans son ambiguïté sémantique ouvre une brèche.
Antimatière (pièce métaphysique), c’est une errance dans cette noirceur, ce chaos, cet antimonde, un poème fragmenté qui fait du théâtre un lieu-rituel où faire face collectivement à cette couche insondable de l’existence
–frôler le bord du précipice / et le cartographier–
et où peut naître, enfin, une poésie du vertige.
©Christophe Raynaud de Lage